Une enfance bercée par les Arts...

J’ai déambulé dans la maison de ma grand-mère, transformée en immense théâtre, en robe de princesse juste pour entendre le bruit que faisait le jupon de soie sur les escaliers.

J’ai mis en scène mes copines dans la cour de mon école primaire et je suis devenue « The Queen of Switzerland » en robe longue dans le jardin de ma correspondante Anglaise.

Je me suis inventée des histoires dans ma chambre bleue et mes poupées les ont vécues intensément.

Alors, le jour où j’ai été devant toute ma classe de sixième « Louison » dans le malade imaginaire et que mon professeur de Français, ce cher Monsieur Beauquier, m’a demandé de revenir jouer cette scène devant son autre sixième : il s’est passé quelque chose. Et quand ce même professeur nous a proposé de jouer dans la cour du collège « Du vent dans les branches de Sassafras » de René de Obaldia et que je suis devenue Miriam parlant en Alexandrins, j’ai su.

 

J’ai su que le théâtre allait faire partie de ma vie, que j’allais respirer théâtre, que j’allais vivre théâtre et que rien ne pourrait me détourner de cette passion.

Le murmure des planches...

Je suis entrée au Conservatoire de Nîmes dans la classe de Madame Eugénie Oliver et j’ai vécu 7 années passionnantes et inoubliables.

Êtes-vous déjà entrés dans un théâtre  de presque 800 places, dans l’obscurité la plus complète, dans un silence total, juste le bruissement de vos pas sur les planches et d’allumer en tâtonnant l’immense lustre suspendu, d’ouvrir le rideau rouge en tirant sur les larges cordes, pour découvrir la salle, vide, rouge et immense ? C’est au théâtre de Nîmes que  j’ai joué L’Aigle à deux têtes de Cocteau, le Bourgeois Gentilhomme de Molière, L’Arlésienne avec une troupe de professionnels qui venait de Paris, où j’ai erré, répété, foulé, découvert, où j’ai exploré chaque espace, chaque recoin.

Je me souviens de ma professeure assise en coulisses, de ce regard que je pouvais lui lancer en étant sur scène pour qu’elle me rassure, la sensation du public attentif dans cette semi pénombre, ce silence si particulier des respirations qui sont retenues.

 

Et je suis partie.

Je suis partie à Paris.

Il fallait que j’aille voir.

Une fabuleuse vie parisienne...

J’ai déclamé mes peines et mes joies sur le parvis

de l’Opéra de Paris avec mon meilleur ami Fabrice.

Je suis rentrée au cours Michel Galabru,

dans un petit théâtre du 18 ème

où j’ai eu deux professeurs magnifiques :

Daniel Ivernel et Madeleine Callergis.

 

L’un m’a appris les silences et l’autre m’a appris le langage du corps. L’un me parlait de son passé au TNP et de son ami Gérard Philipe, l’autre me rassurait, me faisait répéter sans cesse et était d’une grande bienveillance envers moi.

Mes trois professeurs m’ont transmis de l’amour, chacun m’a transmis une chose importante :

L’art de la diction et la féminité,

Les silences et le parlé du théâtre Russe et Américain,

La passion qui vibre au fond du ventre et l’amour des acteurs.

Merci Eugénie, Daniel et Madeleine.

Je suis revenue, j’ai passé pas mal de temps dans la troupe

de l’IREP à Villeurbanne.

J’ai vécu une expérience très étonnante, celle de jouer enceinte

et de partager avec mon enfant des émotions surprenantes

jamais ressenties en étant sur scène.

Et j’ai eu envie de transmettre à mon tour.

Une passion à transmettre...

Depuis plusieurs années, je transmets à des enfants, des adolescents et maintenant des adultes cet amour profond que je ressens.

Je souhaite leur transmettre ce que j’ai compris en 35 ans de théâtre, ce que je comprends encore. Je souhaite les amener dans cet espace sacré et quel que soit la salle : celle-ci devient une autre lorsque les lumières s’allument, que l’espace devient scène, que le silence se fait.

Je souhaite les amener dans ce monde de pas feutrés, de trac, de sueur, de rires, de fous rires, d’émotions partagées. Je souhaite leur transmettre qu’être sur scène, c’est être courageux, c’est se mettre à nu. Qu’ils sachent que faire du théâtre demande de la rigueur, amène le doute, mais nous transcende, nous transforme. C’est de l’Alchimie pure.

Et juste avant le spectacle, lorsqu’avec mon compagnon nous installons les lumières, lorsqu’il crée sous mes yeux les ambiances que j’ai imaginées, lorsque d’un pâle jour il crée un jour de fin d’été, lorsque les musiques s’enchaînent, alors j’ai le ressenti profond que ce moment est magique, que le plomb s’est transformé en or.

Un texte prend vie.

Des visions deviennent réalité.

Des sons imaginés se font entendre.

Des acteurs se révèlent.

Cela ne m’appartient plus, je livre mon espace intime, les comédiens portent le texte.

Et c’est ainsi que se répète ce sentiment de manque ressenti à chaque fin de spectacle, comédienne ou metteuse en scène. Cette tristesse infinie qui m’envahit pendant quelques jours, comme si je m’étais donnée et que je m’étais perdue.

Et petit à petit, la vie reprend, de nouveaux projets en tête, de nouvelles envies, de nouveaux textes et de nouvelles idées…

Et avec mon amie                             je prépare un spectacle dont je vous parlerai dans les prochains mois…

Si vous souhaitez me rejoindre:

  • Cours de théâtre le mardi soir de 18h15 à 20h Mille Club des Chats de Saint Maurice sur Dargoire:

      Enfants, adolescents et adultes

  • Atelier Arts Sous la Lune le Samedi matin de 9h à 12h à Saint Laurent D'Agny:

      Pour les femmes

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            Saint Maurice sur Dargoire 69440 - Contact: 06 30 79 05 02

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